Réglementation & cadre légal
Affichage des tarifs en esthétique corporelle : vos droits à Bussy-Saint-Georges
Combien coûte une séance de madérothérapie ? Un forfait est-il détaillé prestation par prestation ? Ces questions ne relèvent pas de la bonne volonté du professionnel : en France, la transparence tarifaire des prestations d'esthétique corporelle est encadrée par un texte réglementaire précis, toujours en vigueur en 2026. Voici ce qu'il prévoit, et ce que cela signifie concrètement pour une cliente à Bussy-Saint-Georges.
Un arrêté dédié aux prestations d'esthétique corporelle
Le texte de référence est l'arrêté du 27 mars 1987 relatif à la publicité des tarifs des prestations d'esthétique corporelle. Contrairement à ce que sa date pourrait laisser penser, il n'a pas été abrogé : sa version consolidée sur Légifrance reste applicable en septembre 2026.
Ce texte est complété par l'arrêté du 3 décembre 1987 relatif à l'information du consommateur sur les prix, qui pose le principe général : le prix de toute prestation de services doit être porté à la connaissance du public par un document unique, lisible depuis l'endroit où la clientèle est habituellement reçue.
Sources : Légifrance, arrêté du 27 mars 1987 (JORFTEXT000000494961) ; arrêté du 3 décembre 1987 (LEGITEXT000006057893).
Ce que le professionnel doit afficher à l'extérieur
L'article 1er de l'arrêté du 27 mars 1987 fixe une obligation chiffrée. L'établissement doit afficher, de manière visible et lisible depuis l'extérieur :
- Au moins dix prix TTC correspondant aux prestations les plus couramment pratiquées.
- Le détail des forfaits : lorsqu'un forfait regroupe au moins deux prestations, sa composition doit être précisée — impossible d'afficher un prix global sans dire ce qu'il recouvre.
- Une mention indiquant que la liste complète des tarifs peut être consultée.
L'objectif du législateur est simple : permettre de comparer les prix avant de franchir la porte, sans avoir à demander.
Ce qui doit être disponible à l'intérieur
L'article 2 va plus loin. À l'intérieur de l'établissement, au point de paiement, doit figurer un tarif comportant la liste complète des prix TTC de l'ensemble des prestations offertes. Des exemplaires de ce tarif doivent en outre être tenus à la disposition de la clientèle.
Autrement dit, le tarif partiel affiché en vitrine est un minimum, pas un plafond d'information : toute cliente est en droit de consulter l'intégralité des prix pratiqués, sans justification à fournir.
Qui contrôle le respect de ces règles ?
Le contrôle du respect des règles d'information du consommateur sur les prix relève de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui publie des fiches pratiques dédiées à l'encadrement des soins esthétiques et de la coiffure.
Depuis le 1er janvier 2024, la DGCCRF assure par ailleurs seule le contrôle des produits cosmétiques et des établissements, mission auparavant partagée avec l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Source : economie.gouv.fr, DGCCRF.
Une distinction à garder en tête : esthétique non médicale et actes médicaux
Ces obligations d'affichage concernent les prestations d'esthétique corporelle relevant du secteur non médical — celles du code APE 9604Z (entretien corporel), auquel se rattachent les cabinets de massage bien-être et de remodelage corporel.
Les actes médicaux et chirurgicaux à visée esthétique relèvent, eux, d'un texte distinct : l'arrêté du 17 octobre 1996 relatif à la publicité des prix des actes médicaux et chirurgicaux à visée esthétique, assorti d'obligations propres (devis détaillé notamment). Deux cadres, deux régimes : les confondre est une erreur fréquente. Pour aller plus loin sur ce point, voir notre article consacré à la réglementation des appareils esthétiques non médicaux, ainsi que celui sur le code APE 9604Z et la nomenclature NAF.
Concrètement, à Bussy-Saint-Georges
Chez Dianita Massages, à Bussy-Saint-Georges (77600), l'intégralité des tarifs est publiée en clair et librement consultable sur la page prestations du site : prix à la séance, prix des forfaits, et composition de chaque formule. La séance de madérothérapie colombienne d'une heure est à 65 €, le lifting colombien à 55 € l'heure, avec des forfaits 5 séances respectivement à 290 € et 240 €.
Ce même principe de transparence vaut pour les bons cadeaux, dont le cadre légal a été renforcé au 1er janvier 2026. Publier les prix en ligne ne remplace pas l'affichage réglementaire en établissement, mais répond au même principe : une cliente doit pouvoir savoir combien coûte une prestation avant de s'engager, et non au moment de payer.
Le cabinet reçoit sur rendez-vous, du lundi au vendredi de 9h à 19h et le week-end de 9h à 17h, des clientes de Bussy-Saint-Georges et des communes voisines — Lagny-sur-Marne, Torcy, Montévrain, Chessy et le Val d'Europe. Pour toute question tarifaire avant réservation, il suffit d'appeler le 07 82 87 77 40 ou de passer par le formulaire de contact.
À retenir
- L'arrêté du 27 mars 1987 impose au moins dix prix TTC affichés visibles de l'extérieur.
- Les forfaits doivent être détaillés prestation par prestation.
- Le tarif complet doit être affiché à l'intérieur et tenu à disposition de la clientèle.
- Le contrôle relève de la DGCCRF.
- Ces règles visent l'esthétique non médicale ; les actes médicaux relèvent de l'arrêté du 17 octobre 1996.
Sources officielles : Légifrance — arrêté du 27 mars 1987 relatif à la publicité des tarifs des prestations d'esthétique corporelle ; arrêté du 3 décembre 1987 relatif à l'information du consommateur sur les prix ; arrêté du 17 octobre 1996 ; DGCCRF (economie.gouv.fr), fiches pratiques sur l'encadrement des soins esthétiques et de la coiffure.